Par Sophie de TarléJean-Marc De Jaeger • Publié le • Mis à jour le
ENQUÊTE – Une dizaine d’écoles du web se sont créées ces dernières années afin de répondre à une demande croissante de jeunes et des entreprises. Que valent-elles ? Comment choisir ?
École 42, Hétic, IIM, Web school factory… Ces écoles inconnues il y a peu, ont fleuri ces dernières années. Elles attirent en masse les jeunes pressés de se former aux métiers du numérique. C’est le cas de Nicolas, embauché à 24 ans seulement dans une banque, après des études dans une école du web. De leur côté, les entreprises sont gourmandes en personnel qualifié pour accélérer leur présence commerciale sur le web. Comme le souligne un rapport du ministère de l’Économie, «le numérique est une source de nouveaux métiers.
»Lire aussi – Nicolas, diplômé de la Web school factory, donne son avis sur cette école d’un nouveau genre
Qu’il s’agisse d’animer une communauté d’utilisateurs d’un produit ou d’une marque (animateur de communauté), de tirer parti des réseaux sociaux pour installer dans l’esprit des consommateurs l’image d’une marque (marketing digital) ou d’assurer un bon emplacement au site web parmi les sélections affichées par les moteurs de recherche (spécialiste du référencement)». Le rapport précise que «ces métiers n’existent que grâce au numérique et se retrouvent dans tous les secteurs d’activité».
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À nouveaux métiers, nouvelles écoles. Le Figaro Étudiant en a recensé 12 proposant des formations post-bac entre 3 et 5 ans (voir plus loin notre sélection). Des écoles privées: en effet, il n’existe pas à l’université de licence du web accessible après le bac. Seul le DUT métiers du multimédia et de l’internet est une formation qui se rapproche le plus de ces écoles: mais c’est en deux ans seulement.
Voici notre banc d’essai des écoles du web en trois ou cinq ans (classées par ordre alphabétique)
● Digital campus, 2011*
Villes: Bordeaux, Lyon, Montpellier, Rennes, Toulouse, et Dakar et la Réunion (septembre 2017)
Alternance: oui
RNCP: Titres (niveau 1 et 2) délivrés par l’IESA multimédia.
Tarif: 7030 €
Atouts: Un large réseau: 1200 étudiants répartis dans 5 villes de France, ouverture de 2 écoles à l’International à la rentrée. Alternance proposée en 3 ème, 4 ème et 5 ème année. Points faibles: pas de bourse du Crous.
● École 42, 2013
Ville: Paris
Alternance: non
RNCP: non
Tarif: 0 €
Atouts: gratuite, sans condition de diplôme (de 18 à 30 ans). Points faibles: forte sélection à l’entrée à l’issue de la «piscine», période de test des candidats. Pas de titre RNCP.
» Lire aussi – Mon avis sur l’école 42: «Il y a trop de touristes dans l’open space»
● EEMI, 2011
Villes: Paris
Alternance: oui
RNCP: niveau 1 (bac +5) délivré en partenariat avec C3 institute.
Tarif: 8000 €
Atouts: 12 mois de stage sur les 3 années du Bachelor. Points faibles: pas de bourse du Crous.
● Escen, 2010
Villes: Paris, Bordeaux, Lyon
Alternance: oui
RNCP: 1 (bac +5) et 2 (bac+3)
Tarif: 6800 €
Atouts: deux mois de cours chaque année à l’étranger pour créer des projets à l’international (Londres, Stockholm, Montréal, Singapour, San Francisco). Deux titres RNCP: expert en ingénierie digitale (niveau II, et manager en stratégie digitale (niveau I), soit une reconnaissance du ministère du Travail à bac +5. Présence en région. Points faibles: pas de bourse du Crous.
Hétic, 2001
Ville: Montreuil (93)
Alternance: oui
RNCP: 1 (bac +5)
Tarif: 6850 €
Atouts: un stage de 6 mois à l’étranger. Titre certifié niveau bac +5. Points faibles: pas de bourse du Crous.
● Iesa multimédia, 1994
Ville: Paris
Alternance: oui
RNCP: RNCP: niveau 2 (bac +3 et 4) et 1 (bac +5)
Tarif: 7200 €
Atouts: formation professionnalisante en alternance. Points faibles: pas de bourse du Crous.
 IIM Paris (1995)
Ville: la Défense Paris La Défense
Alternance: oui
RNCP: 1 (bac +5)
Tarif: 6900 €
Atouts: l’ancienneté (1ère école du web créée en 1995) et le réseau des anciens (+ 2200). Double diplôme avec l’EMLV (commerce), et l’ESILV (ingénieurs). Points faibles: pas de présence en dehors de Paris.
» Lire aussi – Mon avis sur l’IIM: «Dans cette école du numérique, les partiels n’existent pas»
● L’École multimédia, Paris (1996)
Ville: Paris
Alternance: oui
RNCP: 2 (bac +3-4)
Tarif: 5880 €
Atouts: l’ancienneté. L’emplacement (quartier Beaubourg). Le titre RNCP. Partenariat avec l’ESCP Europe (entreprenariat). Points faibles: pas de bourse du Crous.
● Sup de Web, 2012

Les étudiants de 3 ème année, peuvent se former en alternance chez Sup de web.
Les étudiants de 3 ème année, peuvent se former en alternance chez Sup de web.

Villes: Paris, Marseille, Strasbourg, Toulouse, Nice, Bruxelles
Alternance: oui
RNCP: 2 (bac +3-4) et 1 (bac +5)
Tarif: 6870 €
Atouts: Ses intervenants, sa pédagogie, le matériel mis à la disposition des étudiants, sa présence en région. Son titre RNCP. Points faibles: pas de bourse du Crous.
● Sup’internet, 2011
Ville : Paris
Alternance: non
RNCP: non
Tarif: 6550 €
Atouts: Un cursus en partenariat avec les entreprises. École créée par le groupe Ionis, ce qui permet des synergies avec les écoles Epita et Epitech, deux écoles d’informatique réputées. Points faibles: pas de bourse du Crous. Pas de titre RNCP.

Les étudiants de Sup’internet bénéficient de l’expértise du groupe Ionis (Epita, Epitech).
Les étudiants de Sup’internet bénéficient de l’expértise du groupe Ionis (Epita, Epitech).

● Web school factory, 2012
Villes: Paris
Alternance: oui
RNCP: non
Tarif: 6700 €
Atouts: Partenariat avec Hétic (école du web), ESG (management) et Strate (design). 1 semestre à l’international et 7 mois de stage cumulés. Points faibles: pas de titre RNCP, pas de bourse.
» Lire aussi – Nicolas, diplômé de la Web school factory, donne son avis
● WIS, 2013
Villes: Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, Montpellier.
Alternance: oui
RNCP: de niveau 3 (bac +2)
Tarif: 6100
Atouts: Passerelle vers l’Idrac (école de commerce). Points faibles: école très récente.
*Année de création.
Voici quatre critères qui vous permettront de choisir:
L’ancienneté.Ce n’est pas forcément un gage de qualité, toutefois, un fort réseau d’anciens peut être important au moment de chercher un travail. Ainsi, du fait de son ancienneté (1995), l’IIM a le plus fort réseau d’anciens (+2200).
Le prix. Les plus chères ne sont pas forcément les meilleures. Toutefois, c’est un critère de choix. Créée en 2013 par Xavier Niel (créateur de Free), l’école 42 est gratuite, mais c’est la seule. Sinon, comptez environ 6000 euros par an environ.
Alternance. Le contrat de professionnalisation rend la scolarité gratuite, permet d’être payé, et facilite l’embauche une fois diplômée.
La reconnaissance des diplômes. La certification atteste du niveau d’insertion professionnelle des diplômés. Certaines possèdent un titre certifié niveau 1 (bac +5) comme Hétic (Studialis-Galileo), l’IIM (Léonard de Vinci) et Sup de web (Média school groupe). Toutefois, certaines ne possèdent pas de titre certifié en raison de leur jeunesse. Si vous avez un doute, vous pouvez vérifier par vous-même sur le site du RNCP (répertoire national de certification professionnelle) du ministère du Travail. Cette certification a son importance, ne serait-ce que pour demander des équivalences.
Certaines ont des accords avec des écoles qui possèdent des titres certifiés. C’est le cas de la Web school factory avec Strate, ESG et Hétic qui font partie du même groupe (Studialis Galileo). Sup’internet possède l’expertise du groupe Ionis (Epitech, Epita) en matière d’Enseignement supérieur et son réseau de partenaires d’entreprises.

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