En Chine, l’entreprise NetDragons a nommé une intelligence artificielle à la tête d’une de ses filiales spécialisée dans le jeu vidéo. Mais en dépit de son appellation de “robot humanoïde”, aucun risque de la croiser dans les locaux.
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Intelligence Artificielle

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© Getty Images

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NetDragon Websoft Holdings Limited, entreprise chinoise décrite comme “un leader mondial dans la création de communautés internet”, a annoncé en août dernier que Tang Yu, “un robot humanoïde virtuel alimenté par l’IA”, avait été nommé PDG tournant de sa filiale phare, Fujian NetDragon Websoft Co., Ltd. Une première mondiale qui sonne surtout comme une belle opération de communication pour la firme basée à Fuzhou (sud-est).
Mais Tang Yu, avec sa coupe de cheveux impeccable et son veston cintré, n’est pas vraiment un robot au sens propre. Aucune chance de la voir déambuler dans les bureaux et saluer les collaborateurs. Il s’agit en fait d’un programme algorithmique alimenté par intelligence artificielle qui est censé rationnaliser les décisions. Si ses créateurs lui ont donné un visage et une voix de femme, ces dernières se cantonnent à un écran d’ordinateur. L’entreprise explique, non sans une bonne dose de langue de bois, que la nomination de Tang Yu met en évidence la stratégie “IA + management” de la société et représente une étape majeure vers une “organisation métaverse”.
Tang Yu sera en charge de “rationaliser le flux de processus”, “de rehausser la qualité des tâches de travail” et “d’améliorer la vitesse d’exécution”. Elle servira également de hub de données en temps réel et d’outil d’analyse pour soutenir la prise de décisions rationnelles dans les opérations quotidiennes, ainsi que pour rendre le système de gestion des risques plus efficace. En outre, Tang Yu devrait “jouer un rôle essentiel dans le développement des talents et assurer un lieu de travail équitable et efficace pour tous les employés”. Bref, elle réalisera principalement des tâches automatisées.
En réalité, Tang Yu n’en est pas tout à fait à ses balbutiements. NetDragon a dévoilé ce personnage en 2017, lui confiant le poste de numéro 2 de l’entreprise. La société cherchait à l’époque à montrer à ses clients que l’intelligence artificielle pouvait être développée pour ses jeux, mais aussi être utile dans la vraie vie, par exemple en aidant l’entreprise. Quant aux fonctions de PDG, elles ne semblent que symboliques puisqu’à notre connaissance, il n’est pas possible pour une IA d’être responsable juridiquement. Et donc de signer un nouveau contrat avec un partenaire, par exemple.
Au moins, Tang Yu n’est pas gourmande en salaire : elle n’en touche pas.
Source :  NetDragon
Journaliste tech, touche-à-tout. Assez près de ses données personnelles.
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