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« Gérer son commerce via un site internet, c’est un travail de fourmi. » Claire Zienkiewicz a créé Le Panier d’Églantine , une boutique d’épicerie fine et de décoration, il y a plus de dix ans. Si l’aventure a commencé en 2007 dans un local situé non loin de la rue des Maréchaux à Nancy, elle se poursuit aujourd’hui en ligne, depuis Jolivet.
« Quand mon mari Alexandre m’a rejoint dans ce projet en 2011, j’avais déjà un site web en plus de la boutique. Nous l’avons refait, il a apporté ses connaissances et cela a pris de l’ampleur. »
Après l’achat d’un local de stockage de 80 m² à Nancy pour répondre correctement aux commandes, le couple finit par déménager en 2016, juste à côté de Lunéville. « Nous avions besoin d’encore plus d’espace, nous avons réaménagé une vieille grange pour stocker les produits et nous avons gardé le commerce de Nancy, malgré la distance. »
Logistique, design et navigation sur le site, photos, mise en ligne, référencement, veille concurrentielle, préparation des commandes, envoi rapide des achats… La vente en ligne, c’est toute une organisation !
Forts de leur expérience, Claire et Alexandre Zienkiewicz sont bien placés pour faire la comparaison avec la vente en face-à-face. « Certaines personnes vont dire que c’est simple de gérer un commerce sur internet, mais nous, il nous a fallu plusieurs années pour en arriver là », souligne Claire.
« Nos concurrents ne sont pas juste nos voisins, ils peuvent être à Paris, Berlin… Il faut se battre sur les prix, faire face à de grands groupes comme Amazon. C’est un autre métier », appuie Alexandre.
Suite au premier confinement, la boutique nancéienne a été fermée, mais l’investissement se poursuit sur le web. Le couple envoie 5 000 colis chaque année et ne compte pas ses heures pour trouver de nouvelles pépites.
Claire et Alexandre Zienkiewicz développent leur site Le Panier d’Églantine depuis plusieurs années. Photo ER /Émeline PIUCCO
Dès qu’une commande est faite, le couple la prépare et l’envoie le plus rapidement possible pour satisfaire les clients. Photo ER /Émeline PIUCCO
Le couple travaille avec plusieurs marques : Rice, Maileg, Pip Studio… De côté des thés, c’est avec Dammann Frères ! Photo ER /Émeline PIUCCO
À Moncel-lès-Lunéville, Audrey Cosson s’investit-elle aussi énormément pour faire de sa Fée des bois une boutique tournée vers l’ésotérique. Si son aventure est plus récente, la jeune femme évoque la même implication que ses confrères de Jolivet.
« J’ai ouvert ce site avec des minéraux et produits ésotériques en octobre 2021. Cela demande beaucoup de temps pour préparer les descriptions, faire les photos. Les réseaux sociaux sont aussi très importants pour communiquer. Je partage tous les jours sur Facebook et très régulièrement sur Instagram ».
Likes, commentaires, messages sur différents groupes, Audrey Cosson a beaucoup travaillé sa visibilité. Elle a même acheté un petit studio photos pour pouvoir réaliser de belles images.
Audrey Cosson a créé La Fée des bois et a commencé l’aventure sur Internet. Photo ER /Émeline PIUCCO
Audrey Cosson propose plusieurs bracelets qui peuvent être personnalisés. Photo ER /Émeline PIUCCO
En quelques mois, cette passionnée est parvenue à développer sa clientèle tout en continuant de travailler pour Élite Ambulances. « Je gère l’administratif le matin pour cette société, et je me focalise sur la boutique l’après-midi. »
Pierres, bracelets personnalisés, pendules, oracles… La trentenaire vend aussi les réalisations de petits créateurs français. Une fois encore, elle est passée par les réseaux sociaux pour les trouver. « J’ai fait un appel dans une story, et ils sont venus à moi. C’est une belle manière de se soutenir. »
S’il semble facile de créer un site en quelques clics, le faire vivre et perdurer dans le temps est loin d’être évident. L’aventure 2.0 est un challenge bien plus laborieux qu’il n’y paraît. C’est une autre manière de concevoir le commerce.
Être aussi sur le front du commerce physique
Le contact virtuel, bien qu’important, n’est pas suffisant. Audrey Cosson a donc ouvert pendant un temps un petit chalet pour La Fée des bois, à Moncel-lès-Lunéville, afin d’accueillir physiquement les personnes intéressées par ses produits.
La boutique a finalement déménagé à Lunéville, à la maison de santé alternative rue Ernest-Bichat. La jeune femme organise également des ateliers de relaxation et développement personnel.
De son côté, Sophie Tekieli, qui gère son commerce en ligne Les Dentelles de Mélusine depuis 2019, a enchaîné les marchés cette année pour aller à la rencontre des gens. « Le 100 % internet n’est pas possible, surtout avec une technique comme la mienne, la dentelle à la fourche. C’est toujours mieux d’expliquer en face-à-face et de pouvoir échanger ensuite. » La Lunévilloise souhaite aussi proposer des ateliers d’initiation et travaille actuellement sur ce sujet.
Ce type d’interaction manque beaucoup à Claire et Alexandre Zienkiewicz. S’ils ont fermé leur boutique nancéienne en 2020, ils veulent développer le clic & collect à Jolivet, et réfléchissent pour mettre en place des ventes privées. « Nous ne pouvons pas faire que via internet, il faut s’ouvrir. » Être sur tous les fronts : celui du web et du commerce physique.